A l’UNSA, nous sommes prêts pour une nouvelle décennie

J’écris ces lignes pour partager avec vous quelques réflexions sur les semaines qui viennent de s’écouler, à la veille des fêtes de fin d’année.

Depuis l’annonce du projet de réforme du gouvernement, je n’ai cessé de réfléchir au sens des actions de l’UNSA.

L’état de notre démocratie exige un syndicalisme rénové et adapté aux transformations du monde et de notre siècle. Nous sommes à quelques jours d’entrer dans une nouvelle décennie. Les défis sont immenses. Je crois que le syndicalisme de l’UNSA est la réponse à plusieurs de ces défis.

Je voudrais en donner des preuves à partir de mon action des dernières semaines.

Notre démocratie a besoin de retrouver des forces.

Dès l’annonce du projet de réforme par le gouvernement, j’ai voulu que l’UNSA continue à être force de propositions, même au stade de la concertation, que beaucoup ont compris comme un niveau dégradé de la négociation.

Durant les semaines écoulées, je n’ai jamais rompu le fil du dialogue pour faire exister des solutions. Pourquoi ? Parce que quand il s’agit de l’avenir des salariés, le gouvernement ne peut décider seul. Ni aujourd’hui, ni demain.
La démocratie sociale, c’est ce dialogue constant, même en situation de crise, entre des propositions et des contre-propositions. Je n’ai cessé, durant les journées de mobilisation des 5 et 17 décembre de promouvoir les solutions 100% UNSA en réponse aux annonces gouvernementales. Plusieurs d’entre elles ont été reprises.

Je suis convaincu que notre démocratie a bien besoin de retrouver des forces. Des forces de propositions. L’urgence est là. Les populismes se nourrissent de l’absence d’intermédiaires, de contre-pouvoirs et de forces de propositions. J’ose le dire, le syndicalisme est un antidote et une protection contre ces populismes. J’aurai l’occasion de développer cette idée sur ce blog dans les mois à venir.

La solidarité, notre vérité.

Au cours des semaines écoulées, j’ai voulu garder les deux fers au feu de l’action : négocier jusqu’au bout et mobiliser dès que nécessaire. L’un n’empêche pas l’autre. C’est une autre vision du syndicalisme qui le rend mieux équipé pour affronter les transformations de la décennie à venir.

Ce syndicalisme, c’est avoir la solidarité comme boussole et le souci de l’autre. Durant ces semaines, je n’ai cessé de penser « aux puni·e·s et aux perdant·e·s » de la réforme. A l’UNSA, nous connaissons les noms et les visages de celles et ceux que nous aidons, que nous accompagnons.

Le combat ne sera pas facile mais parce que nous avons le dialogue, l’action et la solidarité comme valeurs, alors nous sommes prêts pour accueillir avec optimisme cette décennie qui s’ouvre.

Fidèlement,

Laurent Escure.

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