« Sans contact » ? Oui, mais pas sans coeur, ni courage

La crise sanitaire que nous connaissons est inédite. C’est un combat entre l’effroi et l’espoir qui bouscule nos repères, nos évidences et nos habitudes. C’est aussi un grand questionnement qui se présente à nous : quel est mon rôle et quelle est ma place dans ma famille, dans ma rue, dans mon pays pendant cette crise ?

Les réponses sont claires et simples. Nous avons chacun·e un rôle et tou·te·s une place.

Le rôle de chacun·e est d’être responsable. De soi et des autres. Pendant cette période de confinement, chacun·e fait sa part, à sa hauteur, selon ses talents et ses compétences.
Tous, nous nous retrouvons pour appliquer des consignes devenues vitales : limiter les contacts et les sorties, convertir les gestes barrières en réflexes. Chacun·e doit le dire haut et fort : vous pouvez compter sur moi !

Notre place est d’être au cœur de solidarités actives. Prendre des nouvelles de ses proches, de ses ami·e·s, de ses voisin·e·s. Faire des courses pour d’autres, aux caisses, laisser passer plus qu’hier les personnes que la crise rend prioritaires. Ces petits gestes sont grands par ce qu’ils représentent : la solidarité en action. A tous, nous pouvons le dire clair et fort : vous comptez pour moi !

Si nous sommes bien dans une situation qui nécessite le « sans contact », nous ne sommes pas sans cœur, ni courage et dans ces temps menaçants, les valeurs les plus robustes et les plus simples sont celles qui nous sauveront comme individu et comme collectif.

Les appliquer strictement c’est remercier comme nous ne pourrions davantage le faire celles et ceux qui sont en premières lignes pour nous soigner, nous guérir, nous protéger, nous livrer, nous nourrir.

Celles et ceux qui participent au combat de l’espoir contre l’effroi.

Et c’est tous ensemble que nous ferons vaincre l’espoir contre l’effroi.