« Make Democracy Great Again » comme ne dirait pas l’autre

Joe Biden sera le 20 janvier 2021, le 46ème président des États-Unis d’Amérique. Au cours de cette élection présidentielle, le taux de participation a enregistré un record avec 66,4 % des électeurs américains. Joe Biden a réalisé une performance de près de 74,5 millions de voix. Donald Trump s’approche des 70,5 millions de voix, soit 7 millions de plus qu’en 2016. 

Du côté de Donald Trump, ces élections ne sont pas un désaveu du trumpisme, plus que jamais ancré dans les petites zones urbaines et les espaces ruraux à majorité blanche.

Donald Trump n’est pas un accident de l’histoire. Il est la conséquence, le symptôme et le pyromane de l’idée populiste.

  • Il a capitalisé sur le désespoir pour le transformer en un orgueil frelaté.
  • Il a parié sur la désunion en proclamant une hiérarchie : des vies comptent plus que d’autres.
  • Il a exacerbé les raisons de la colère et allumé les fièvres de ceux qui se sentent assiégés.
  • Il a détruit l’idée même de vérité en en faisant un gadget inutile.

Donald Trump a réveillé et exacerbé ces instincts et ces opinions qui existaient avant lui et croupissaient dans ce pays.

Malheureusement, ils lui survivront car le trumpisme a décomplexé nombre de partisans de la démocratie illibérale aux États-Unis.

Chacun d’entre nous a un rôle pour contenir et endiguer ce trumpisme de l’après-Trump et d’outre-États-Unis. Il nous faut :

  • savoir penser par soi-même et avoir le courage de penser contre soi-même.
  • traiter la question culturelle comme une question sociale, et la question sociale comme une question culturelle.
  • rendre aux travailleurs américains, aux travailleurs européens, aux travailleurs français, à tous les travailleurs, une dignité qui émancipe plutôt que de proposer un orgueil qui tyrannise.

    De cette façon, nous pourrons
    Make Democracy Great Again comme ne dirait pas l’autre, pour refaire une France à la hauteur de ses valeurs.