Notre solidarité avec les travailleur·ses au front depuis un an

Le 1er mai est une journée pour tous les travailleur·ses, mais cette année je voudrais dire toute notre solidarité à ceux qui prennent soin de nous quand le malheur s’en prend à nous. Depuis le déclenchement de la crise sanitaire, les travailleur·ses des secteurs essentiels et de proximité restent mobilisé·es sur le front.

Une fête des travailleur·ses au front

Cette année, la fête du travail est avant tout une fête de ces travailleur·ses au front. Au nom de l’UNSA, je veux ici leur exprimer respect, estime et admiration pour leurs actions depuis le début de la crise.

Des services de réanimation aux salles de classe en passant par les rayons et les caisses des supermarchés, les travailleur·ses du front assurent le maintien des services essentiels à la population.

Par leur sens de l’intérêt général et du dévouement à autrui, ils sauvent des vies, garantissent notre sécurité et nos libertés républicaines, éduquent nos enfants, prennent soin de nos aînés, nettoient nos rues et permettent au pays de tenir bon.

Le blues des héros du quotidien

L’expression de « héros du quotidien », couramment employée pour les désigner, repose sur un malentendu : les travailleur·ses du front ne sont ni invincibles, ni inoxydables.

En dépit de leur résilience et de leur abnégation, nombre d’entre eux disent leur regret d’être retombés dans l’oubli dès la fin du premier confinement.

Notre solidarité

Parce que la formule de « héros du quotidien » ne doit pas masquer la réalité bien souvent précaire des conditions de travail et de vie des travailleur·ses du front,

Parce que les travailleur·ses du front ont permis au pays de tenir debout face à l’un des pires chocs économiques et sanitaires de l’histoire,

L’UNSA appelle les entreprises et les pouvoirs publics à rendre hommage, au nom de la solidarité nationale, à l’engagement des travailleur·ses du front, en :

  • rendant prioritaire leur vaccination,
  • leur versant les primes promises,
  • investissant dans la formation,
  • requalifiant les contrats précaires,
  • revalorisant les salaires.

Notre avenir commun : l’autre déficit public

À cette heure, je pense particulièrement aux salarié ·es des TPE impacté ·es par les nouvelles mesures d’un confinement qui ne dit pas son nom et bouche les perspectives d’avenir.

Ils tiennent bon et sont des modèles de courage. Ils nous disent aussi qu’une quatrième vague d’ordre psychologique nous menace. Demain n’a jamais paru aussi loin pour nombre de travailleurs dans le pays. Cette crise psychologique fait planer le spectre d’une épidémie de découragement par rapport à l’avenir, que nous devons prendre au sérieux et à laquelle nous devons impérativement apporter des réponses.

Un consentement à l’avenir épuisé ?

Maintenus dans un « présent sans fin » qui les épuise autant qu’il les fait douter de l’avenir, les salarié·es accusent le coup.

Selon notre enquête, 41 % des salarié·es de TPE craignent pour leur propre emploi, tandis que 48 % indiquent que leur entreprise leur semble menacée à l’avenir.

En première ligne, les salariés des TPE sont frappés par ce phénomène de détresse psychologique faisant tache d’huile dans le monde professionnel : le taux de dépression nécessitant un traitement atteint désormais 36 % des salariés du pays, selon le 6ème Baromètre de l’état de la santé psychologique des salarié·es français·es. 


Ne négligeons pas le coût social de la dévalorisation de l’avenir

Cette situation nous préoccupe sérieusement et nous occupe depuis plusieurs semaines et pour les mois à venir. Nous ne connaissons en effet que trop bien les conséquences collectives du déficit d’avenir.

Tensions, détérioration des relations de travail, sentiment d’injustice, décrochage professionnel, perte de sens au travail, progression des faits de violence et de harcèlement : la situation actuelle contient en germe le risque d’une inquiétante désunion des salarié·es. Signe des temps, 63 % des Français reconnaissent que le virus leur a fait prendre conscience qu’ils devaient attacher moins d’importance au travail dans leur vie (Baromètre de l’état de santé psychologique des salariés français).

À ce malaise professionnel s’ajoute la réalité d’existences entravées par la pandémie : celles des étudiants, des jeunes actifs et des familles qui voient l’avenir avec inquiétude.

Nous sommes déjà présents pour cet avenir

Face au délitement du consentement à l’avenir, une relance psychologique coordonnée est plus que jamais nécessaire. Car ces multiples souffrances, en apparence indépendantes les unes des autres, dessinent en réalité le schéma cohérent d’une France en proie au doute sur ce qu’elle est et, surtout, sur ce qu’elle sera demain. C’est un déficit public grave.

À l’UNSA nous avons déjà pris acte de cette crainte. Nombre de souffrances, lorsqu’elles demeurent dans l’oubli, génèrent un ressentiment durable.

Face à ce déficit public, le syndicalisme a une responsabilité envers tous les salarié·es : retisser les fils d’un dialogue social parfois interrompu, protéger de la précarité, revaloriser d’urgence les bas salaires, ouvrir le chantier de la formation professionnelle, etc.

L’UNSA mobilise toutes ses forces pour rendre notre avenir commun possible, avec des solutions tout au long de l’année.

Lettre ouverte : « Monsieur le Premier ministre, agissons d’urgence pour nos TPE »

Monsieur le Premier ministre,

Pas un jour ne passe sans que la crise sanitaire ne fragilise davantage la santé de nos TPE. Je l’ai dit à plusieurs reprises déjà : l’UNSA est favorable à toute action publique qui soutiendra l’activité économique de proximité de ces entreprises. Celles-ci, et tout particulièrement leurs salariés, sont mis à rude épreuve par une incertitude délétère qui les conduit à douter de l’avenir, en plus de désespérer du présent.

Cette lettre, par laquelle je souhaite attirer votre attention sur le sort des salariés des TPE ainsi que sur la nécessité d’agir rapidement, ne se veut en aucun cas faussement alarmiste. Elle entend plutôt se faire l’écho d’un malaise qui ne cesse de croître et pourrait, si nous n’agissons pas rapidement, être accentué par un « plan social invisible » sur lequel j’alerte depuis des mois.

Les premiers intéressés, les salariés des TPE, peignent un tableau sombre qui doit suffire à nous alerter. Selon une récente étude menée par l’institut de sondages BVA, 54 % d’entre eux ont le sentiment que « les choses ont empiré depuis le début de la crise pandémique ».

Ce malaise présent se conjugue à une crainte pour l’avenir, portée à un niveau critique dans les secteurs ébranlés par la crise. Transport aérien, restauration, culture, monde associatif et sportif : 60 % des salariés des secteurs à l’arrêt estiment leur entreprise menacée au cours des années à venir.

J’ai eu l’occasion de le souligner à de multiples reprises, les TPE de notre pays constituent un formidable creuset de solidarité. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 88 % des salariés entretiennent de bonnes relations avec leurs employeurs.

Pourtant, Monsieur le Premier ministre, les salariés des TPE se sentent aujourd’hui majoritairement démunis face à la crise, et nettement moins protégés que ceux des grandes entreprises. Cette solidarité, qui est un bien commun que beaucoup de TPE ont mis des années à construire, se trouve désormais menacée.

Car la précarité ne fragilise pas seulement la santé économique des entreprises mais contribue également à déliter les relations de travail.

Monsieur le Premier ministre, évitons de créer des orphelins du « quoi qu’il en coûte ». Mettons collectivement tout en œuvre pour permettre aux salariés des TPE de pouvoir continuer à avancer avec dignité, sans se vivre comme des laissés pour compte de l’action publique ni sombrer dans la résignation. Parmi eux, les salariés de particuliers employeurs et les assistantes maternelles méritent une attention à la hauteur de leur engagement et de leur investissement.

Monsieur le Premier ministre, construisons ensemble, des solutions concrètes pour venir en appui, fut-ce temporairement, à ces milliers de salariés menacés de paupérisation. C’est pourquoi je vous fais ces premières propositions destinées à parer aux contrecoups de la crise à court-terme :

  • revaloriser les bas salaires, fréquents parmi les travailleurs des TPE ;

  • accorder une aide financière d’urgence aux salariés des TPE ayant subi une forte baisse de revenus durant cette crise ;

  • revenir à la convention d’assurance chômage de 2017 pour rassurer l’ensemble des salariés et les préserver de la précarité ;

  • s’attaquer au dossier de la prévention de la pénibilité pour en réduire concrètement les effets;

  • ouvrir un chantier rendant la formation professionnelle effective pour valoriser et améliorer les compétences des salariés des TPE.

    Je reste, Monsieur le Premier ministre, disponible pour développer avec vous mes propositions.

    Laurent Escure

Le 8 mars, une journée de lutte plutôt que de célébration

Exposition au virus, perte d’emploi, charge mentale, mais également recrudescence des violences conjugales : partout dans le monde, les femmes pâtissent lourdement de la crise.

Cette situation s’ajoute à la persistance des inégalités structurelles entre femmes et hommes, notamment sur le terrain économique.

En Europe, à volume de travail égal, les premières gagnent en moyenne 16,8% de moins que les seconds. Cette disparité s’élève à 28,5% lorsque sont prises en compte les inégalités de volume de travail. Bien qu’en moyenne plus diplômées que les hommes, les femmes restent toutefois exclues de nombreux postes de décision, et sous-représentées dans certaines professions, notamment scientifiques.

Cette journée du 8 mars est donc bien une journée de lutte, et non d’ode aux clichés. Elle nous rappelle la nécessité d’agir au quotidien pour parvenir à une égalité réelle entre les genres.

Les droits des femmes ne se défendent pas une fois par an. C’est pourquoi l’UNSA dit : le 8 mars, oui, mais tous les jours !

TPE : la très grande solidarité

Chaque jour qui passe renforce une certitude : salarié·es comme patrons des TPE font preuve d’une formidable capacité de résilience.

Celle-ci mérite d’être saluée. Les fragilités des TPE sont réelles et les épreuves encore nombreuses au cours des mois à venir. L’UNSA restera à leurs côtés pour promouvoir des solutions mois après mois.

Ces salarié·es sont et seront durement touché·es 

Cafés, restauration, hôtellerie, événementiel, tourisme, sport, culture : il y a tout d’abord les TPE qui ont vu leur activité mise sous cloche et pour lesquelles l’après-crise reste plus qu’incertain.

Et puis, il y a les autres (textile, réparation, industrie chimique, informatique), qui, malgré les difficultés, ont été autorisées à poursuivre leur activité. Pour celles-ci non plus, l’avenir ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices.

Maillon essentiel de la production des PME, des grands groupes et des administrations publiques, nombre d’entre elles redoutent en effet une sévère contraction de leurs commandes en 2021.

En bout de chaîne, fragilisées et peu médiatisées, les TPE sont prises dans un immense « plan social invisible » sur lequel j’alerte depuis le mois de novembre.

Un laboratoire d’innovations solidaires à consolider

Les TPE sont et doivent être un modèle de solidarité.

Réorientation de l’activité pour répondre aux besoins de masques et de visières au début de la crise, patrons réduisant volontairement leur rémunération afin de compenser le manque à gagner subi par les salarié·es, ou encore don de jours de congé aux collègues dont le conjoint malade n’était pas en mesure de prendre en charge les enfants : les TPE ont pour le moment su allier débrouillardise et solidarité locale afin de traverser la crise tant bien que mal.

Ces initiatives spontanées ont permis d’amortir le choc. Elles doivent maintenant être pérennisées et leur esprit de solidarité doit insuffler un dialogue social renouvelé et durable.

L’UNSA est le partenaire des TPE

Cet élan de solidarité doit demeurer le bien commun des TPE.

Je l’ai rappelé lors de mon tour de France de la presse quotidienne régionale, que j’ai voulu consacrer aux salarié·es des TPE : l’UNSA se tient à leurs côtés afin de mieux les épauler et de faciliter le dialogue social au sein de l’entreprise.

Mise en place d’une offre de services utiles, assistance juridique, accès à l’équivalent d’un CE, réseau de proximité des « z’aideurs » : nous avons pris la question des TPE à bras le corps, en prouvant une nouvelle fois notre capacité à bâtir un syndicalisme des solutions concrètes.

Rencontre avec le Premier ministre : parlons solutions

Le 3 février dernier, j’ai été reçu par le Premier ministre Jean Castex. A cette occasion, j’ai porté le message de l’UNSA : des solutions tout au long de l’année.

L’UNSA est une force d’ouverture. Nul besoin d’appeler à un « printemps social » ou d’attendre une « rentrée sociale » pour être force de solutions. Pour l’UNSA, le dialogue social est une constante. Notre pays en a besoin.

Voici les principales solutions que j’ai présentées :

  • Une prime pour la deuxième ligne

Caissiers, professeurs, routiers : les millions de travailleurs de la « deuxième ligne » ont maintenu le pays à flot au plus fort de la crise.

Au prix d’une exposition accrue à la Covid-19, ils ont assuré une mission d’intérêt général : permettre la continuité du quotidien.

Le patronat doit assumer ses responsabilités par une revalorisation salariale des travailleurs de la deuxième ligne. J’ai proposé au Premier ministre de reconnaître leur dévouement par le versement d’une prime.

  • Une revalorisation des bas salaires

La Covid-19 contribue à accroître la fracture entre les plus favorisés et les plus modestes.

J’ai donc exprimé au Premier ministre la nécessité de revaloriser les salaires des plus jeunes et des plus précaires, parmi lesquels ceux des TPE.

La paupérisation des travailleurs est réelle, ses conséquences sont dramatiques pour les ménages et les foyers français.

  • La mise en place du Revenu Universel d’Activité

Alors que la jeunesse est directement fragilisée par la contraction de l’activité, j’ai, enfin, plaidé pour la fusion des minimas sociaux au sein d’un Revenu Universel d’Activité, ainsi que son ouverture aux jeunes de 18 à 26 ans.

« J’ai perdu une année de ma vie, ça compte quand on a 18 ans »

Certains observent le taux de suicide chez les jeunes pour connaître de leur état. D’autres parlent d’eux comme d’une génération sacrifiée, d’une génération perdue. Comme à chaque génération d’ailleurs.

Objectivement, on peut les plaindre : pandémie, urgence climatique, crises économique et sociale. Mais ils ne se plaignent pas.

Les jeunes ont perdu une de leurs plus importantes années

J’en parle avec eux, les premiers concernés. Leurs témoignages et leurs sentiments sont mêlés. L’un me dit : « ils veulent que les vieux travaillent plus longtemps et nous on cherche du taf ».  L’une d’entre elles, en filière professionnelle, me confie : « J’ai perdu une année de ma vie, ça compte quand on a 18 ans ».

Oui, ça compte. Les jeunes ont perdu une de leurs plus importantes années et personne ne pourra la leur rendre.

Les confinements ont été vécus comme des enfermements. Ils étaient nécessaires et la très grande partie de notre jeunesse l’a bien compris.

Mais ces confinements sont aussi vécus comme des pertes de chances : apprentissage suspendu, stage interrompu, embauche compromise, projet contrarié, premier licencié.

La crise, ou plutôt les crises, c’est le « normal » des jeunes générations. Nous les avons suffisamment agacées avec l’orange à Noël quand eux ont la pandémie le 25 décembre.

Le consentement à l’avenir

Notre obligation, par amour entre les générations, est de leur proposer les moyens de réussir.

  • Le premier d’entre eux est de croire en l’avenir et de créer un consentement à l’avenir. J’y tiens.

  • Le deuxième est un Revenu universel d’activité et d’insertion. J’aurai l’occasion de vous en dire plus prochainement.

Nous ferons en sorte de convertir leur impatience légitime en consentement à l’avenir.

Ni par dette morale, ni pour éviter un prétendu clash des générations, mais par amour.

Ultra-violents, casseurs de flics, policiers indignes : chassons-les !

L’indignation ne peut être à géométrie variable.

Il est tout autant important de dénoncer les actes de violences inouïs de policiers sur un homme ou des sans-abris, que de dénoncer l’agression ou le lynchage de policiers par des ultra-violents et des casseurs de flics.

Et si j’ai condamné l’évacuation ignoble du camp de migrants de la Place de la République et le passage à tabac de Michel Zecler par des individus jetant l’opprobre sur l’uniforme de la Police républicaine et les valeurs qu’elle doit porter et défendre, je n’ai pas généralisé. Je sais que les autres policiers, qui sont le plus grand nombre, font leur travail normalement, avec professionnalisme et avec le respect de l’État de droit qu’ils représentent.

Et quand je condamne avec la même détermination l’agression dont sont victimes des policiers et des pompiers, voire leur lynchage en bande organisée à Bastille hier comme à l’Arc de triomphe il y a deux ans, je ne confonds pas ces voyous avec les manifestants. Car, en général, ceux qui manifestent le font pacifiquement.


Ce « moment » qui met à l’épreuve notre démocratie

Quelques centaines de casseurs viennent, depuis plus de quatre ans, pourrir les défilés de leurs actions violentes contre les biens, les personnes et les forces de l’ordre.

N’oublions pas que ceux dont la mission est de maintenir l’ordre, ne sont pas des robots. Et quand des heures durant, ils ont été exposés aux insultes, aux projectiles de toutes sortes, aux tirs de mortiers, aux lasers, aux coups avec des armes par destination quand il faut intervenir pour protéger des biens en train de brûler ou des personnes prises en étau, il faut comprendre que lors du contact « final », à l’heure où ceux qui refusent la dispersion, abritent et cautionnent les rebelles violents, les nerfs ont été mis à rude épreuve. Il faut dès lors saluer le sang-froid des policiers. Dans ce contexte délétère et durable, je connais d’autres pays, même démocratiques, où le bilan aurait été autrement plus lourd.

Si on veut sortir de ce « moment » qui met à l’épreuve notre démocratie, des décisions radicales doivent être prises pour permettre à la modération et à la paix civile de gagner.

Nous devons apporter notre soutien aux forces de l’ordre et aux gardiens de la paix, et nous attaquer aux brebis galeuses qui les salissent par leurs actes, qu’ils soient racistes ou d’un usage disproportionné de la force. Je n’oublie pas que des milliers d’interventions policières ont lieu chaque jour, sans dérapage. Voilà pourquoi l’amalgame n’est pas permis. Il appartient au gouvernement, à l’institution policière, à la justice de nous débarrasser de ceux qui piétinent nos valeurs et salissent leurs collègues.

Nous devons tout autant, et les manifestants pacifiques au premier chef, défendre la liberté de manifester et nous attaquer aux individus violents qu’ils agissent en bloc ou en électrons libres. Il appartient au gouvernement, à la police, à la justice mais aussi aux citoyens de nous débarrasser de ceux, qui par leurs actes criminels, piétinent l’État de droit et salissent les manifestations pacifiques.

Comment notre pays gagnera en tranquillité publique 

Lorsque les faits sont établis et que la justice entre en œuvre, policiers indignes et casseurs de flics doivent être condamnés et sanctionnés, jusqu’à être exclus de l’institution policière pour les premiers et interdits de manifestations pour les autres.

C’est en nous débarrassant de cette double minorité que la confiance reviendra et la pression retombera. Et si la liberté d’informer est un bien précieux, le droit d’informer est parfois aussi un devoir. Journalistes ou citoyens, nous devons affirmer que le travail d’investigation, de repérage et de publications des témoignages et des images doit concerner autant les policiers indignes que les ultra-violents et les casseurs de flics.

Pour ceux qui douteraient encore que ces casseurs sont un problème, je veux rappeler que pendant longtemps on a parlé des manifestations pour leurs revendications, et pas pour les violences des casseurs ou la polémique sur la réaction proportionnée ou excessive de la force publique.

Le racisme ou la violence illégitime n’ont aucune place dans la Police républicaine. La violence anti-flics ou leur mise en danger dans leur vie privée n’ont aucune place en République.

Si ensemble, nous réussissons, notre pays gagnera en tranquillité publique, les policiers en fierté, les manifestants en sérénité.

Et tous, nous gagnerons en sécurité et en liberté.